Sarayashiki (Le manoir aux assiettes)
皿屋敷・さらやしき
L'histoire
Accusée d'avoir cassé une assiette, la servante Okiku est mise à mort et jetée dans un puits. Nuit après nuit, son fantôme surgit du puits et compte les assiettes d'une voix pleine de rancune, « Une… deux… ». Les jeunes gens de la ville partent la défier par bravade pour apercevoir le spectre, mais Okiku fait tant parler d'elle que la foule des curieux s'y presse chaque soir.
À écouter attentivement
Ce qui débute comme un conte d'épouvante à glacer le sang bascule peu à peu dans le comique, à mesure que le fantôme d'Okiku devient la coqueluche du quartier. On savoure le contraste entre la tension et le rire, autour de la règle bien connue : entendre compter jusqu'à la neuvième assiette coûterait la vie.
Contexte
À l'origine se trouvent les contes de fantômes Bancho Sarayashiki et Banshu Sarayashiki : une servante nommée Okiku, mise à mort pour avoir perdu une assiette d'un service précieux de dix pièces, revient du puits pour les compter. Le rakugo d'Osaka l'appelle Banshu Sarayashiki, celui d'Edo Okiku no Sara. Le propre de la version comique est de transformer une histoire lugubre en attraction foraine bondée de badauds, un registre burlesque illustré notamment par Katsura Shijaku.